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    Le Littoral

    Cap Blanc Nez

    Le littoral du Delta de l’Aa, essentiellement formé d’un étroit cordon sableux protégeant la plaine des wateringues. Il s’étend de la frontière belge au Cap Blanc Nez sur environ 60 km, et présente une variété importante de paysages naturels.

    ​Ce littoral est le siège de multiples activités humaines : tourisme, baignade, pêche de loisir et professionnelle, conchyliculture, industries, installations nucléaires, etc. En concurrence avec les autres ports belges et néerlandais, les activités portuaires et le trafic maritime sont très importants pour la façade Manche-Mer du Nord avec les ports de Calais et Dunkerque, le terminal méthanier de Loon-Plage, et enfin Gravelines.

    ​La zone côtière est également un écosystème riche et complexe situé sur une grande voie migratoire protégée. Ce patrimoine remarquable reste fragile : ruissellement et infiltration des eaux pluviales, érosion ou accumulation de sable par le transit littoral…

    ​Cette façade littorale, constituée d’une succession d’ouvrages naturels et anthropiques, a subit différents événements dommageables notamment les ruptures des digues des Alliés et de Sangatte en 1953.

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    La plaine des Wateringues

    Le terme des Wateringues est un mot d’origine flamande qui signifie « cercle d’eau » : « water » pour eau, « ring » pour cercle. Ce terme a fait son apparition il y a maintenant 1000 ans, son histoire est liée à celle des Polders.

    Des origines 

    Carte_Ancienne_Moëres.png
    Delta de l’Aa et ancien lac des Moëres à l’époque des romains (Source : Centre de la Mémoire Urbaine d’agglomération de la CUD)

    Au XIIème siècle, le territoire du Delta de l’Aa comprenait un marécage s’étendant sur 850 km², traversé par le fleuve côtier de l’Aa, s’étalant de Calais à Nieuport (Belgique) pour se jeter dans la mer du Nord à Gravelines. Un cordon dunaire s’est formé progressivement, constituant une barrière naturelle entre la mer du Nord et le delta de l’Aa.

    ​A compter du Xème siècle, les Comtes de Flandres concèdent aux moines bénédictins venus d’Angleterre des territoires dont ils assureront l’assèchement.

    Si le principe consistant à fermer les issues du delta à marée haute puis de les ouvrir à marée basse pour permettre l’écoulement gravitaire des eaux semble simple, sa mise en oeuvre a été plus complexe. Il a d’abord fallu creuser un maillage de fossés (watergangs) et de grands émissaires (canaux) en composant avec les difficultés techniques (terrain naturel en contre-pente, vents dominants du Nord-Ouest ralentissant les écoulements) et l’arbitrage des conflits entre les nécessités d’assèchement et les besoins de la navigation, seul moyen de communication de l’époque.

    ​A plusieurs reprises, les guerres et la nature ont eu raison de ces travaux. Les aînés ont encore en mémoire les inondations stratégiques de la 2nde Guerre Mondiale qui ont couvert toute la région du printemps 1944 à l’été 1945.

    … à la modernisation

    Pompe de la station des Quatre Ecluses

    ​Sous l’impulsion de l’Institution Intercommunale des Wateringues, créée en 1977, des ouvrages plus conséquents d’évacuation des eaux à la mer voient le jour: stations de pompage, exutoires aménagés, ouvrages de partition permettant de réguler le niveau des canaux. Le conflit d’intérêt entre assèchement et navigation s’atténue peu à peu mais un nouveau problème apparaît : les canaux sont surchargés par les eaux rejetées sans compter au niveau des stations de pompage.

    ​Au début du XXème siècle apparaissent les premières stations de pompage, afin de mettre en valeur les terres fertiles des Moëres, dont l’altimétrie est la plus basse du secteur des wateringues. Les pompes, installées en parallèle des vannes mises en place lors des grands chantiers de création d’un exutoire spécifique pour les eaux du Dunkerquois après la guerre, ont été conservées et ont marqué le commencement d’une nouvelle gestion hydraulique du territoire.

    L’entretien de ces ouvrages génère aujourd’hui des coûts importants. Toutefois, c’est un passage nécessaire pour continuer à protéger le territoire face aux inondations.

    ​L’évolution de l’occupation des sols entraîne une augmentation des afflux d’eau. Les capacités d’évacuation offertes par les ouvrages ne suffisent plus à protéger le territoire en cas de pluies exceptionnelles. Il convient donc de trouver de nouvelles solutions de rétention en amont (reconstitution de zones humides, création de zones d’expansion de crues,…) et de s’assurer de la robustesse du système d’évacuation des eaux à la mer actuel ainsi que de son adaptabilité aux bouleversements induits par le changement climatique.

    Et pour compléter voici un film de quelques minutes sur les Wateringues :

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    La vallée de la Hem

    La Hem, rivière naturelle, prend sa source sur les hauteurs d’Escoeuilles à une altitude d’environ 115 m. Sur son cours principal, elle parcourt une distance d’environ 26 km avant de rejoindre le secteur artificialisé de la plaine des wateringues.

    ​La vallée de la Hem présente des enjeux naturels très forts. Ce secteur fait en effet partie du Parc Naturel Régional des Caps et Marais d’Opale. Il comprend plusieurs entités remarquables et protégées.

    ​Ce territoire est rural à dominante agricole : il n’y a pas d’industrie sur ce secteur mais une grande polyculture d’élevage qui se traduit par la présence de nombreuses prairies.

    ​La principale caractéristique de la Hem est donc d’être un cours d’eau dont 75% du bassin, constitués par le pays de Licques, ont conservé leur aspect naturel et dont les 25% restants font partie de la zone artificialisée de la plaine des wateringues.

    ​La vallée de la Hem subit de graves épisodes de crues brutales et rapides depuis plusieurs années.

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    Qu’est ce que le PAPI ?

    Les PAPI

    Station de pompage du Mardyck – Source : Institution Intercommunale des Wateringues (IIW)

    Lancés en 2002, les Programmes d’Actions de Prévention des Inondations ont pour but de promouvoir une gestion intégrée des risques d’inondation en vue de réduire leurs conséquences dommageables sur la santé humaine, les biens, les activités économiques et l’environnement.

    ​Outil de contractualisation entre l’Etat et les collectivités, le dispositif PAPI permet la mise en oeuvre d’une politique globale, pensée à l’échelle du bassin de risque.

    ​Les projets candidats à la labellisation PAPI sont examinés par un comité partenarial au niveau national (la Commission Mixte Inondation) ou au niveau des bassins hydrographiques, regroupant entre autres des représentants de l’État et des collectivités locales. Ce processus s’inscrit dans un cadre d’appel à projet permanent.

    Le programme sur le Delta

    Le PAPI du Delta de l’Aa a été labellisé le 14 décembre 2016.​ Il comporte un programme de 62 actions, réparties entre 10 maîtres d’ouvrage, pour un montant total de près de 26 millions d’euros.​

    Pour une présentation détaillée de ce PAPI, cliquez ici.

    Le territoire

    Le territoire du Delta de l’Aa correspond au périmètre du bassin versant du SAGE du Delta de l’Aa, situé dans le triangle Calais-Dunkerque-Saint-Omer. ​Il est constitué de 3 entités distinctes: la plaine des wateringues, la vallée de la Hem et le littoral. Si ces entités ont des spécificités propres (risques différents, enjeux variés), le lien hydraulique les unissant est évident.

    ​Pour une présentation détaillée du territoire, cliquez ici.

    Le blog du PAPI

    La mise en oeuvre du PAPI du Delta de l’Aa est prévue pour la période 2016-2022. ​Ce site Internet a pour but de tenir informés les différents publics concernés par la gestion du risque inondation (élus, aménageurs du territoire, grand public, etc).​

    Les actualités du programme y sont donc relatées régulièrement, afin d’attester de son bon déroulement et de contribuer à la sensibilisation au risque inondation.

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    Les particularités du territoire

    Le Delta de l’Aa est composé de trois entités distinctes: la plaine des wateringues, la vallée de la Hem et le littoral.

    ​La plaine des wateringues

    Le terme des Wateringues est un mot d’origine flamande qui signifie “cercle d’eau” : “water” pour eau, “ring” pour cercle. Ce terme a fait son apparition il y a maintenant 1000 ans, son histoire est liée à celle des Polders.

    Des origines

    Carte_Ancienne_Moëres.png
    Delta de l’Aa et ancien lac des Moëres à l’époque des romains

    Au XIIème siècle, le territoire du Delta de l’Aa comprenait un marécage s’étendant sur 850 km², traversé par le fleuve côtier de l’Aa, s’étalant de Calais à Nieuport (Belgique) pour se jeter dans la mer du Nord à Gravelines. Un cordon dunaire s’est formé progressivement, constituant une barrière naturelle entre la mer du Nord et le delta de l’Aa.

    ​A compter du Xème siècle, les Comtes de Flandres concèdent aux moines bénédictins venus d’Angleterre des territoires dont ils assureront l’assèchement.

    Si le principe consistant à fermer les issues du delta à marée haute puis de les ouvrir à marée basse pour permettre l’écoulement gravitaire des eaux semble simple, sa mise en oeuvre a été plus complexe. Il a d’abord fallu creuser un maillage de fossés (watergangs) et de grands émissaires (canaux) en composant avec les difficultés techniques (terrain naturel en contre-pente, vents dominants du Nord-Ouest ralentissant les écoulements) et l’arbitrage des conflits entre les nécessités d’assèchement et les besoins de la navigation, seul moyen de communication de l’époque.

    ​A plusieurs reprises, les guerres et la nature ont eu raison de ces travaux. Les aînés ont encore en mémoire les inondations stratégiques de la 2nde Guerre Mondiale qui ont couvert toute la région du printemps 1944 à l’été 1945.

    … à la modernisation

    Pompe de la station des Quatre Ecluses

    ​Sous l’impulsion de l’Institution Intercommunale des Wateringues, créée en 1977, des ouvrages plus conséquents d’évacuation des eaux à la mer voient le jour: stations de pompage, exutoires aménagés, ouvrages de partition permettant de réguler le niveau des canaux. Le conflit d’intérêt entre assèchement et navigation s’atténue peu à peu mais un nouveau problème apparaît: les canaux sont surchargés par les eaux rejetées sans compter au niveau des stations de pompage.

    ​Au début du XXème siècle apparaissent les premières stations de pompage, afin de mettre en valeur les terres fertiles des Moëres, dont l’altimétrie est la plus basse du secteur des wateringues. Les pompes, installées en parallèle des vannes mises en place lors des grands chantiers de création d’un exutoire spécifique pour les eaux du Dunkerquois après la guerre, ont été conservées et ont marqué le commencement d’une nouvelle gestion hydraulique du territoire.

    ​L’évolution de l’occupation des sols entraîne une augmentation des afflux d’eau. Les capacités d’évacuation offertes par les ouvrages ne suffisent plus à protéger le territoire en cas de pluies exceptionnelles. Il convient donc de trouver de nouvelles solutions de rétention en amont (reconstitution de zones humides, création de zones d’expansion de crues,…) et de s’assurer de la robustesse du système d’évacuation des eaux à la mer actuel ainsi que de son adaptabilité aux bouleversements induits par le changement climatique.

    La vallée de la Hem

    La Hem, rivière naturelle, prend sa source sur les hauteurs d’Escoeuilles à une altitude d’environ 115 m.Sur son cours principal, elle parcourt une distance d’environ 26 km avant de rejoindre le secteur artificialisé de la plaine des wateringues.

    ​La vallée de la Hem présente des enjeux naturels très forts. Ce secteur fait en effet partie du Parc Naturel Régional des Caps et Marais d’Opale et comprend plusieurs entités remarquables et protégées.

    ​Ce territoire est rural à dominante agricole: il n’y a pas d’industrie sur ce secteur mais une grande polyculture d’élevage qui se traduit par la présence de nombreuses prairies.

    ​La principale caractéristique de la Hem est donc d’être un cours d’eau dont 75% du bassin, constitués par le pays de Licques, ont conservé leur aspect naturel et dont les 25% restants font partie de la zone artificialisée de la plaine des wateringues.

    ​La vallée de la Hem subit de graves épisodes de crues brutales et rapides depuis plusieurs années.

    Cap Blanc Nez

    Le littoral

    Le littoral du delta de l’Aa, essentiellement formé d’un étroit cordon sableux protégeant la plaine des wateringues, s’étend de la frontière belge au Cap Blanc Nez sur environ 60 km, et présente une variété importante de paysages naturels.

    ​Ce littoral est le siège de multiples activités humaines : tourisme, baignade, pêche de loisir et professionnelle, conchyliculture, industries, installations nucléaires, etc. En concurrence avec les autres ports belges et néerlandais, les activités portuaires et le trafic maritime sont très importants pour la façade Manche-Mer du Nord avec les ports de Calais et Dunkerque, le terminal méthanier de Loon-Plage, et enfin Gravelines.

    ​La zone côtière est également un écosystème riche et complexe situé sur une grande voie migratoire protégée. Ce patrimoine remarquable reste fragile : ruissellement et infiltration des eaux pluviales, érosion ou accumulation de sable par le transit littoral…

    ​Cette façade littorale, constituée d’une succession d’ouvrages naturels et anthropiques, a quant à elle subit différents événements dommageables notamment les ruptures des digues des Alliés et de Sangatte en 1953.